Heroes of Might and Magic

par Valenco

Prends ton calmant mémère

Tour 1 : «  Ma mine d’or est attaquée ! Vite, je galope derechef avec mes chevaliers pour bouter les ennemis loin de mon minerai précieux ! »
Tour 2 : « Ma mine d’or est toujours attaquée ! Vite, je galope encore derechef avec mes chevaliers pour bouter les ennemis loin de mon minerai précieux ! »
Tour 3 : « Plus qu’un tour avant d’atteindre ma mine d’or qui est attaquée et vers laquelle je galope derechef avec mes chevaliers pour bouter les ennemis loin de mon minerai précieux ! »
Tour 4 : « Je galope derechef »
Tour 5 : « J’ai atteint la mine et je boute les ennemis loin de mon minerai précieux. Victoire ! »
Tour 6 : « Ma réserve de bois est attaquée ! Vite, je galope derechef avec mes chevaliers pour bouter les ennemis loin de mon bois précieux ! »

Heroes of Might and Magic (HMM) c’est l’aventure sous Lexomil. Cette prestigieuse série sous PC est synonyme de centaines d’heures consacrées à conquérir des territoires et développer une armée pour aller casser la gueule aux méchants. Le credo de HMM, c’est le tour par tour. Chaque déplacement, chaque tir d’arbalète, chaque sort fait l’objet d’une minutieuse planification de la part du joueur. C’est le genre qui veut ça. Après, c’est comme pour les ventouses, on adhère ou on adhère pas.

Personnellement, je ne le trouve pas mauvais ce jeu. Bien au contraire, il s’est magnifié et modernisé au fil des versions pour devenir un des classiques du jeu vidéo. Non, vraiment, il est plutôt bon ce jeu. Si on m’y forçait, je ne lui concéderais qu’un seul défaut minime.

D’ailleurs, hier soir, mon pote Bebert (pilier de comptoir au Pullman Bar, bien connu des habitants d’Auxerre) a résumé mon sentiment en ces termes diplomatiquement choisis : « putain, c’qu’il est chiant ce jeu ». C’est vrai que les propos de Bebert sont un peu directs et notre compagnon de biture Paco (ex-légionnaire et deuxième pilier de comptoir du Pullman Bar) s’est empressé de lui faire remarquer.

Les deux pochtrons firent ce qu’ils font toujours dans ces moments : ils se tournèrent vers moi car ils me considèrent comme l’intellectuel de la bande vu que j’ai passé mon BAC deux fois (et que je l’ai eu la deuxième fois). Sentant l’attente dans leur regard, je me dis qu’il fallait que je trouve l’expression juste. Pesant chacun de mes mots, les répétant dans ma tête pour être certain de ne pas décevoir mon auditoire, je levais les yeux de ma Bière de Désert. Je pris une grande inspiration aux relents houblonnés et déclama tel un tribun devant le peuple romain : « c’est vrai qu’il est plutôt casse-couille ce jeu ».

Ce fut un triomphe. Les yeux embués par des larmes de joie, Bebert commanda une nouvelle tournée de Duvel. Suivi alors une longue discussion philosophique sur les mérites d’HMM et sa capacité à rendre l’héroic fantasy aussi ennuyeuse qu’un jour sans bière (et je rappelle aux ignares qui dorment dans le fonds de la classe, que la bière est considérée comme le pain liquide). Je vous épargnerai l’essentiel de cette discussion que les moins avertis et les électeurs de l’UMP ne comprendraient pas, pour vous livrer en vrac les machins qui m’agacent dans ce jeu.

  • Les déplacements sur la carte très très très très très (vraiment très) longs
  • Les allers-retours sur la carte
  • Les combats pas super tactiques
  • Les personnages pas charismatiques
  • Les déplacements sur la carte un poil trop longs
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2 commentaires to “Heroes of Might and Magic”

  1. SaLut A toi Ô grand Buveur de Houblon de Désert
    Après cette dure journée de labeur je venais à la pêche aux infos sur un jeu d’Otaku-autiste bien connus désormais en la matière et en l’espèce le bien nommé MM6 (M’emmerde à Mourir 6 comme tu dirais). Et surprise! je tombe sur ton post excellentissime tant à l’écriture qu’en la drôlerie (j’en rie encore !!!).
    Les nouvelles versions ne changent pas grand chose à la mouture classique et là où des vidéos de programmateurs investit et passionnés d’Ubisoft vantent la nouvelle horde Orque plus puissante caste me fait rire vu que c’était déjà le cas du 5 (add-on) ; mais passons vu que l’on ne change pas une formule qui marche!
    En effet, malgré le quintal d’ironie de ce post, tu ne leurres personne quand à ton amour immodéré pour ce jeu, et sans dec les musiques orchestrales sont toujours aussi grandioses. Le tour par tour est désuet certes! mais quel culot d’oser encore sortir un jeu d’échecs médiéval là où même square enix (voyez les final fantasy anciennement square soft) tente le mmorpg ou une version « en temps réel » dans l’action (oùlàlà la formulation!!).
    Nostalgie du temps où j’ai ressentit cette première et forte impression à la vue du HOMM2 en 96 dans feu cette salle de réseaux novatrice et emblématique montpellierraine (« liberty games ») où l’heure payé pour jouer se négociait à la fermeture règlementaire de la grille passé une heure du matin (la sortie de secours heureuse invention) : »Mais c’est quoi cette daube statique à laquelle joue ces livides boutonneux?? » A cette époque je me congratulais de pouvoir payer 60 francs de no time limit à la soirée découverte de « red alert » (petit déjeuner compris! Comprennez « command and conquer »); d’où une prédisposition effective (et surement affective après « tibérium ») au plaisir de la stratégie dans l’action réelle linké à 4 sur une même partie avec une douzaine de bécanes frétillantes de ventilation.
    Franchement je me targuais d’être plus « aware » que ces taupes sociopathes cartésiennes fan héroïque-fantasy avec mes guerres néo-futuriste ; sans doute me sentais-je plus ancré dans le virtuel
    à l’approche de scènes cinématiques du plus bel effet.
    Oui mais voilà, quel ennuie m’a piqué de l’essayer quelques temps après par dépit de pc linké à ma portée : « ouaiiis c’est graphiquement coloré…hum…quelle animation renversante!! ouaaaw faut lire des bulles comme dans les bandes-dessinés, j’comprends rien : me fait déchirer par les monstres là alors que ma p’tit armée se débrouillait bien, ma stratégie imparable?!?!
    ….Et puis, il y a bien cet air d’opéra qui me chavire dans une ambiance, suis pas un génie mais la stratégie ça me connait, les chiffres, les calculs j’aime bien finalement, me ferait bien cet effrayant dragon noir là, mer……credi! ils sont plusieurs en fait – – -^^’- – – -8o Et puis c’est sympa les mines à collectionner, les compétences et magies inutiles, les énigmes, les recrutements diplomatiques…
    Bref, c’est toujours la même avec des graphismes plus aboutit, toujours cette musique enivrante, un univers fantasmagorique à souhait, on réfléchit : « un petit pas pour l’unité un grand pas pour se faire déchirer » par une IA qui sème parfois le doute sur son intégrité…(surtout quand on perds sans avoir pu lancer une attaque, si!si! les aficionados comprendrons!!). De plus, pc en série à l’époque avec duel contre mon frère, ça n’a pas marché, trop long, trop long, (t’attend que l’autre valide avant de pouvoir agir) et trop dégouté de se leurrer pouvoir se refaire après « le » combat perdu entre nos meilleures armées ». Maintenant il y a internet mais bon, c’est long (on pourrait imaginer des projections de mouvement ou d’action modifiable ou non selon ses compétences pendant que l’autre oeuvre, des alliances…).
    Conclusion: C’est bien chiant, c’est bien long, pas de réelle innovation selon les opus (et mince, je conspue la version 4,! jamais pu accrocher c’est laid « BeuurK », heureusement il y a Findus avec le 5, en 3D mais oui!), mais quelle particularité, quel plaisir de construire ses bâtiments hésitant sur la fin de semaine entre argent et production, chercher en vain une formule magique absolue, creuser son trou à la recherche de l’artéfact suprême avec sa carte puzzle, se faire surprendre par une horde de gros antéraks mythologiques et fuir rincé afin de sauver son héros levellé. Tout se maximise, se millimètre…
    Et oui, ya du bon Simone! Cela ne s’explique pas l’onirisme d’être le boss des dragons, cyclopes, phénix, titans, archanges et autres…nantis de son mago surmanamisé. quand on s’est essuyé au Tolkien ou Donjons et dragons ‘s world aux toilettes de l’imaginaire mythologique depuis son enfance. En ce cas, cette petite concrétisation ludique ne te donne t-elle pas un peu l’impression de monter sur un trône dorée…..non?

    Le surventilé du tétrahydro de type C

    • Merdalors ! Un commentaire ! Ze first one. C’est à peine si je me souvenais que j’avais écris ces deux malheureux billets pleins de morgue et de mauvaise foi. Merci pour ton message Wismerhill qui me redonne presque envie de me remettre sur mon clavier… putain… si j’étais pas une telle feignasse… Allez, pour le coup, je vais peut-être me lancer dans la rédaction d’un nouveau texte. Reste à choisir le jeu lamentable que je pourrais étriller.

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