Dead Space

par Valenco

BEEEAAAARRRRRRRRKKK

« Un chef d’œuvre d’ambiance horrifique digne des meilleurs films de terreur ». C’est pas moi qui le dit, ce sont les grattes-papier de la presse spécialisée qui ont essayé de nous faire passer un nanar sanguinolent pour un chef d’œuvre d’angoisse ludique.

Dead Space, c’est l’histoire d’un mec paumé dans une station spatiale infestée de monstres mal lunés. Et puis après… ben… c’est tout. Et là, je dis merci et bravo à l’équipe des scénaristes. Enfin, des types qui ont réussi à faire le lien entre le néant créatif et le néant intersidéral. Je m’incline et je respecte.

Rassurez-vous, dans Dead Space, l’histoire occupe une place secondaire. Elle est surtout prétexte à l’instauration d’une ambiance terrifiante qui placera le pauvre joueur dans un état d’angoisse proche de celui d’un adolescent mesurant pour la première fois la taille de son ziguigui afin de s’assurer que c’est pas lui qui a la plus petite du club de foot.

Hélas, là encore, le jeu rate le coche. Après avoir fait sursauter le joueur avec un premier monstre se jetant sur lui en hurlant BEEEAAAARRRRRRRRKKK (d’où le titre de ce billet), puis après avoir fait sursauter le joueur avec un deuxième monstre se jetant sur lui en hurlant BEEEAAAARRRRRRRRKKK, puis après n’avoir pas fait sursauter le joueur avec un troisième monstre se jetant sur lui en hurlant BEEEAAAARRRRRRRRKKK… un bâillement décroche la mâchoire du joueur, lui indiquant qu’il est peut-être l’heure d’aller rendre visite à Morphée plutôt que se morfler une succession de scènes complaisamment gores et totalement vides de sens.

Le gore justement, parlons-en. Les combats sont basés sur un idée amusante que n’aurait pas reniée Marcel le boucher du coin : le démembrement. En gros, chaque méchant a un point faible que va devoir exploiter le joueur. Par exemple, quand une mocheté intersidérale aux doigts crochus  se jette sur le joueur en hurlant BEEEAAAARRRRRRRRKKK ! Inutile de vider son chargeur sur lui. Il suffit de lui arracher les bras avec un cuter à plasma pour le transformer en poussin inoffensif et le finir à coups de godasse dans sa face.  A ce moment là, le monstre ne fait plus BEEEAAAARRRRRRRRKKK, mais SPLOUACH SPLOUACH. Amusant mais vite lassant. Et surtout, ça ne fait pas un jeu. Une pub à la gloire du CAP Boucher à la limite, mais guère plus.

En bref, y a qu’en même quelques trucs que je n’aime pas dans ce jeu :

  • Un monstre qui BEEEAAAARRRRRRRRKKK, ça va… mais pas plus
  • Le costume du héros qui lui donne un air… comment dire… con
  • La musique qui, au lien d’être angoissante, est crispante
  • Le cuter à plasma qui ne marche pas sur le chien de ma vieille voisine
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