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3 janvier 2011

Heroes of Might and Magic

par Valenco

Prends ton calmant mémère

Tour 1 : «  Ma mine d’or est attaquée ! Vite, je galope derechef avec mes chevaliers pour bouter les ennemis loin de mon minerai précieux ! »
Tour 2 : « Ma mine d’or est toujours attaquée ! Vite, je galope encore derechef avec mes chevaliers pour bouter les ennemis loin de mon minerai précieux ! »
Tour 3 : « Plus qu’un tour avant d’atteindre ma mine d’or qui est attaquée et vers laquelle je galope derechef avec mes chevaliers pour bouter les ennemis loin de mon minerai précieux ! »
Tour 4 : « Je galope derechef »
Tour 5 : « J’ai atteint la mine et je boute les ennemis loin de mon minerai précieux. Victoire ! »
Tour 6 : « Ma réserve de bois est attaquée ! Vite, je galope derechef avec mes chevaliers pour bouter les ennemis loin de mon bois précieux ! »

Heroes of Might and Magic (HMM) c’est l’aventure sous Lexomil. Cette prestigieuse série sous PC est synonyme de centaines d’heures consacrées à conquérir des territoires et développer une armée pour aller casser la gueule aux méchants. Le credo de HMM, c’est le tour par tour. Chaque déplacement, chaque tir d’arbalète, chaque sort fait l’objet d’une minutieuse planification de la part du joueur. C’est le genre qui veut ça. Après, c’est comme pour les ventouses, on adhère ou on adhère pas.

Personnellement, je ne le trouve pas mauvais ce jeu. Bien au contraire, il s’est magnifié et modernisé au fil des versions pour devenir un des classiques du jeu vidéo. Non, vraiment, il est plutôt bon ce jeu. Si on m’y forçait, je ne lui concéderais qu’un seul défaut minime.

D’ailleurs, hier soir, mon pote Bebert (pilier de comptoir au Pullman Bar, bien connu des habitants d’Auxerre) a résumé mon sentiment en ces termes diplomatiquement choisis : « putain, c’qu’il est chiant ce jeu ». C’est vrai que les propos de Bebert sont un peu directs et notre compagnon de biture Paco (ex-légionnaire et deuxième pilier de comptoir du Pullman Bar) s’est empressé de lui faire remarquer.

Les deux pochtrons firent ce qu’ils font toujours dans ces moments : ils se tournèrent vers moi car ils me considèrent comme l’intellectuel de la bande vu que j’ai passé mon BAC deux fois (et que je l’ai eu la deuxième fois). Sentant l’attente dans leur regard, je me dis qu’il fallait que je trouve l’expression juste. Pesant chacun de mes mots, les répétant dans ma tête pour être certain de ne pas décevoir mon auditoire, je levais les yeux de ma Bière de Désert. Je pris une grande inspiration aux relents houblonnés et déclama tel un tribun devant le peuple romain : « c’est vrai qu’il est plutôt casse-couille ce jeu ».

Ce fut un triomphe. Les yeux embués par des larmes de joie, Bebert commanda une nouvelle tournée de Duvel. Suivi alors une longue discussion philosophique sur les mérites d’HMM et sa capacité à rendre l’héroic fantasy aussi ennuyeuse qu’un jour sans bière (et je rappelle aux ignares qui dorment dans le fonds de la classe, que la bière est considérée comme le pain liquide). Je vous épargnerai l’essentiel de cette discussion que les moins avertis et les électeurs de l’UMP ne comprendraient pas, pour vous livrer en vrac les machins qui m’agacent dans ce jeu.

  • Les déplacements sur la carte très très très très très (vraiment très) longs
  • Les allers-retours sur la carte
  • Les combats pas super tactiques
  • Les personnages pas charismatiques
  • Les déplacements sur la carte un poil trop longs
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